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Extraits divers




Il faut rejeter celui qui nous rejette ! 

En s'acharnant à lutter contre le rejet de cet homme et celui qu'elle avait subi dans son enfance, elle se mettait en condition de le revivre. 
Demeurer là, tout en répétant qu'elle n'acceptait pas ce que cet homme lui donnait à vivre, donnait à voir qu'elle l'acceptait :

" Tu me traites comme moins que rien, tu as raison, je suis moins que rien " 
 

Elle l'incitait, par le fait même de rester, à ne pas modifier son comportement.
Elle exprimait son mécontentement dans le désir de le voir agir autrement ;
mais, voulant faire entendre son malheur, elle le perpétuait.
Il lui fallait refuser, au lieu de vouloir le réparer, ce comportement qui lui déplaisait. Il faut rejeter celui qui nous rejette.

Le petit enfant dit spontanément: " T'es plus mon copain, t'es plus ma copine."
Il ne s'embarrasse pas d'explications, celles des autres et les siennes.
Il est tout entier dans ce qu'il ressent. Le comportement de l'autre ne lui convient pas et il le dit. Il ne cherche ni à savoir pourquoi l'autre se comporte comme il le fait, ni à le transformer.

On n'a pas à accepter qu'il se comporte mal, même s'il a toutes les bonnes raisons de le faire. L'accepter, c'est lui donner raison.

( extrait du livre Je t'aime, la vie  de Catherine Bensaïd )




Rien ne vaut l'attention active, la tolérance et la douceur !

Il y aura des moments dans ta vie, m'avait-on dit entre les murs du Krmel,
où tu verras les hommes et les femmes te présenter la clé de leur coeur.
Sois attentif à ces moments-là.
Tu n'auras pas le droit d'en abuser car ils seront sacrés.
Tu n'auras pas non plus le droit de les laisser s'échapper car une porte qui s'entrouvre d'elle-même est aussi une porte qui demande à ce qu'on la pousse
un peu plus.
Parfois tu verras qu'il ne faut pas hésiter à en faire grincer les gonds puisque certains aiment qu'on leur parle haut, mais surtout tu sauras que tolérance et douceur font disparaître ces gonds eux-mêmes.

( extrait du livre Chemins de ce Temps-là  de Daniel Meurois et Anne Givaudan )
 

 

La raison cède souvent sous le poids d'une autre force ! ( 2 )

Des espaces semblables s'ouvrent dans notre existence partout où les catégories se brouillent.
Quelques exemples seulement pour réveiller en nous des échos.
Avant d'avoir des enfants, je savais tout sur l'éducation. Maintenant je ne sais plus rien. Entre-temps, j'ai été éduquée par mes enfants, je me suis améliorée. La preuve en est que je suis devenue incapable d'éduquer qui que ce soit, ce qui est déjà un bon début.
La maladie, un autre exemple. Lieu redouté par excellence. Toute une civilisation fait un détour (mortel) pour l'éviter ! Que de chemins ont pris leur début dans le traquenard d'une grave maladie. Quelle grâce pour tant d'entre nous que cette halte forcée !

Et l'amour !  La passion, donc !  " Abandonnez toute espérance, vous qui entrez " est-il écrit au fronton de l'Enfer de dante. Abandonnez toute représentation, toute attente, vous qui entrez dans l'amour ! Vous y serez bien sûr couronnés ! Mais vos genoux aussi vont l'être, quand vous serez jetés à terre !  Non seulement la passion nous arrache nos masques mais aussi souvent la peau, et puis la chair jusqu'à l'os ! Et seulement quand tout est arraché, dans la vraie nudité, on peut parler d'amour ! Aimer sans espoir, sans attente, sans représentation, c'est là, oui, qu'on peut parler d'amour !

Un autre exemple encore où tout vacille ?
L'échec, ce grand allié de nos existences, ce grand Maître incognito parmi nous ! C'est l'échec qui nous crée. La réussite, elle, fait partie du système ; elle nous berce, elle nous lange, elle nous met bien à l'aise, elle nous laisse où nous sommes. Il n'y a que l'échec qui livre passage et déchire le rideau.

Et la grande chambardeuse, la mort, maîtresse en renversements de perspectives ! Comment deviendrons-nous vivants sans lui rendre sa place royale ?

( extrait du livre Du bon usage des crises de Christiane Singer )



La raison cède souvent sous le poids d'une autre force ! 

Il y a quelques années, ma mère, déjà trés âgée, a voulu me raconter quelque chose qui lui pesait, disait-elle, depuis de nombreuses années.
" Lorsque j'ai su que j'étais enceinte, m'a-t-elle confié, c'était dans la tourmente de la guerre et de la persécution...et nous nous sommes dit, ton père et moi, que sur cette terre de désastre, de sang et d'horreur, il était exclu de mettre un enfant au monde. Tout était préparé mais, au tout dernier moment, nous n'avons pas pu. Nous avons arrêté l'eau qui bouillait déja et renvoyé notre ami médecin."

Ce qui me touche profondément dans cette histoire, c'est que j'ai eu le bonheur d'avoir à la fois les parents les plus raisonnables du monde et les plus fous. Les plus raisonnables parce qu'ils savaient qu'inviter un être de plus en enfer était scandaleux. Les plus fous parce qu'ils ont fait preuve de sublime irresponsabilité on optant malgré tout pour la vie.

C'est là un exemple où tout ce qui est convaincant dans l'ordre de la raison le cède souvent à une autre force...une éruption. Le sol cède sous les pieds et nous voilà projetés dans un espace où d'autres lois ont cours...où tout simplement la vie se célèbre dans sa splendeur et sa détresse.
Des espaces semblables s'ouvrent dans notre existence partout où les catégories se brouillent. 

( extrait du livre Du bon usage des crises de Christiane Singer ) 



 

Un blabla redoutable 

Mais il existe encore un autre bla-bla redoutable, celui incessant qui règne en nous-même, cette radio en marche nuit et jour, ce commentaire oiseux et bavard, cette logorrhée que rien n'arrête et que personne ne songe en moi à arrêter, comme parfois dans une voiture stationnée au bord d'une route, la radio oubliée, le ratata, ratata incessant, ratiocination gloussante, chaîne associative de la plus basse sorte , humiliations qui traînent au milieu des boutons à recoudre, des factures impayées, de poubelles à descendre.
Le drame est, si j'adopte une autre métaphore, qu'en nous alors, la ligne est toujours occupée. Personne ne peut nous atteindre !
Les plus patients vont se décourager ! Impossible de nous avoir à l'autre bout du fil!

Histoire que me racontait cet ami américain, cardiologue de renom à New York, harcelé de mauvaise conscience par la mort de son père bien-aimé (mort d'un arrêt cardiaque alors qu'il était sorti avec sa femme et l'avait laissé seul à la maison).
Quatre semaines aprés la mort de son père, il s'arrête par hasard dans une église baptiste où il voit affiché:" Visite aujourd'hui du médium X "
Il entre, le médium s'interrompt: " You have an old man standing behind your left shoulder ", vous avez un vieil homme derrière votre épaule gauche, et le médium poursuit : " Il frappe sur votre épaule pour attirer votre attention depuis un mois, dit-il, sans succés, vous êtes toujours trop occupé pour l'entendre. Il veut vous dire que tout va bien pour lui, que son heure avait sonné, qu'il n'y avait rien à faire sinon de le laisser aller "
Et il ajoute : " Il veut seulement vous dire au revoir et surtout vous prier de ne plus vous torturer parce que ça l'empêche de s'éloigner..."

Voilà. De temps à autre, arrêter la radio ou raccrocher le téléphone. Respirer profondément, l'espace ! Créer l'espace ! Jeter les vieilleries qui vous encombrent, les vieux remords, les vieux regrets, les vieilles auto-accusations, la voix éraillée de la Reine d'Alice aux pays des merveilles en nous: "Qu'on lui coupe la tête ! Qu'on lui coupe la tête !"  Les vieux ressentiments !

Ah, comme tout cela est facile à dire et terrible à réaliser ! Tout autour de nous se conjure pour nous aveugler ! Allons, ça ira, par petites doses, petits pas, par exemple un peu moins d'auto-accusation et de jugement d'autrui...
Mais à la vérité, il est impitoyable ce travail de voirie sur moi-même, ce travail de délivrance. Aussi longtemps que je cohabite avec mes vieux cadavres, l'empoisonnement de la source est fatal, la honte secrète me bâillonne. Voir mes détresses profondes mises à jour m'angoisse davantage que s'il s'agissait de crimes.
Or nous ne parvenons à la bonne parole, claire et vive, que lorsque nous avons vidangé nos citernes.  

( extrait du livre Du bon usage des crises  de Christiane Singer )




Nous mourons et vivons de nos images, pas de la réalité !

J'ai cité une anecdote dans Les âges de la vie, un fait divers qui m'avait ébranlée.
Un employé des chemins de fer était entré dans un wagon frigorifique pour le nettoyer, et la porte s'était refermée derrière lui. Et le voilà enfermé dans ce wagon frigorifique. Comme c'était un vendredi soir, il est resté tout le week-end dans ce wagon frigorifique et évidemment il est mort de froid.
Seulement voilà la réfrigération n'était pas branchée et il y avait 18° dans le wagon !
A l'autopsie, son corps a montré tous les symptômes d'une mort par refroidissement. Cet homme est donc mort de la représentation qu'il avait du froid. Il est mort de son imaginaire ! C'est quelque chose d'extraodinaire! Nous vivons et nous mourons de nos images, pas de la réalité. La réalité ne peut rien contre nous. C'est la représentation que nous en avons qui nous tue ou qui nous fait vivre. 
Imaginez le contraire, imaginez un employé des chemins de fer enfermé dans un wagon frigorifique branché mais qui survivrait en visualisant le soleil tout un week-end. C'est aussi possible.
Bien sûr que c'est possible et c'est ce que nous avons à faire dans cette société, où nous mourons de froid, où nos coeurs meurent de froid. 
Le pouvoir d'aspiration du négatif est quelque chose d'extraordinaire.
C'est un puissant aspirateur.
Et pourtant la même force est à notre disposition dans la ferveur.  

( extrait du livre Du bon usage des crises  de Christiane Singer )



S'asseoir au milieu de son désastre !

Dans une crise vraiment trés trés profonde. Aprés avoir traversé une existence trés préservée, trés occupée à éviter les naufrages, toute cette adresse à passer entre les catastrophes, entre les blessures, et subitement, une embardée du côté de la solitude et de l'abandon dans un village au bout du monde...
Puis là dessus, la rencontre du travail de Dürckheim et d'une remarquable femme, son élève, qui travaillait avec la voix : Hildegund Grabner.
Alors que j'attendais d'elle qu'elle me donne la force de faire mes bagages, elle m'a dit :

" Tu restes là, assise au milieu de ton désastre, là "

Tout le travail que j'ai fait par la suite avec le corps, avec la présence au monde, aux choses, cette leçon, non seulement d'accepter l'inacceptable, mais d'y entrer, d'y établir ses pénates, entrer dans le désastre à l'intérieur, et y rester,
y rester !
Non pas fuir, mais oser rester, à l'endroit où je suis interpellée, à cet endroit où tombent les masques, où tout ce que je n'aurais jamais pu croire s'avère être en moi, tous les démons, toute l'ombre.
Les paroles éclatent et tous les démons déferlent dans la vie, la jalousie, l'envie de meurtre, l'autodestruction.
Et je reste là et je regarde.
Cette troisème voie est probablement le salut pour notre époque si torturée.

Je m'explique : nous connaissons dans notre occident deux voies quand nous sommes dans un état d'étouffement, d'étranglement;  l'une c'est le défoulement, c'est crier, c'est exprimer  ce qui était jusqu'alors rentré. Il y a de nombreuses formes de thérapies sur ce modèle et c'est probablement , en ses lieu et place, quelque chose de trés précieux, pour faire déborder le trop plein. Mais au fond, toute l'industrie audiovisuelle cinématographique est fondée sur ce défoulement, cette espèce d'éclatement de toute l'horreur, de tout le désespoir rentré, qui en fait le prolonge et le multiplie à l'infini.
L'autre réponse, c'est le refoulement: avaler des couleuvres, et devenir lentement ce nid à serpents que nous sommes si souvent, ces nids de serpents sur deux pattes, avec tout ce que ces vipères et couleuvres avalées ont d'effet destructif sur le corps et sur l'âme.

Et le troisième mode qui nous vient d'extrême orient et qu'incarnait Dürckheim : s'asseoir au milieu du désastre, et devenir témoin, réveiller en soi cet allié qui n'est autre que le noyau divin en nous.

J'ai rencontré voilà quatre jours, en faisant une conférence à Vienne une femme; et c'est une belle histoire qu'elle m'a racontée qui exprime cela à la perfection.
Elle me disait, à la perte de son unique enfant, avoir été pendant des mois et des mois, ravagée de larmes et de désespoir, et un jour, elle s'est placée devant un miroir et a regardé ce visage brûlé de larmes, et  elle a dit :
" Voilà le visage ravagé d'une femme qui a perdu son enfant unique " et à cet instant, dans cette fissure, cette seconde de non identification, où un être sort d'un millimètre de son désastre et le regarde, s'est engouffrée la grâce.
Dans un instant, dans une espèce de joie indescriptible, elle a su :
" Mais nous ne sommes pas séparés ", et avec cette certitude, le déferlement d'une joie indescriptible qu'exprimait encore son visage. C'était une femme rayonnante de cette plénitude et de cette présence qu'engendre la traversée du désastre.

( extrait du livre Du bon usage des crises  de Christiane Singer )



Cette parole qui met au monde !

Si les femmes aujourd'hui perdaient leur identité d'archétypes (mère, amante, épouse, prêtresse...) pour devenir seulement coiffeuses, sténotypistes, ministres, le monde sombrerait dans l'insignifiance puisque sa mémoire serait perdue.
Mais il est certain qu'en cachette , à l'abri des médias et des modes, la conspiration de l'amour se poursuit. S'il en était autrement, nous ne serions pas là.
Ainsi qu'en témoigne cette dernière histoire.
Elle ma été racontée juste avant mon départ, par mon amie sage-femme, dans mon village.
Une de nos amies communes, institutrice dans une bourgade proche, avait mis au monde quelques jours plus tôt.
De manière inattendue pour un troisième enfant, la naissance est longue et difficile, l'enfant naît avec le cordon ombilical autour du cou. Pas d'inspir , pas de cri. Aprés diverses tentatives vaines, mon amie se précipite dans la cuisine pour tenir le nouveau-né sous l'eau courante. A cet instant, la mère s'arrache à son épuisement, se lève nue encore dans son sang, soutenant de ses deux mains le placenta dont elle n'a pas encore été délivrée, surgit dans la pièce, se précipite vers ce fils et de toute son âme l'interpelle : Viens, petit, viens !  Alors il inspire. Alors seulement il se décide à naître ! Comme s'il n'avait pas sufffi d'être conçu, porté à terme, mis au monde pour être vraiment concerné par sa propre naissance ! Comme s'il manquait encore l'appel fervent lancé par la femme, cette parole qui met au monde.

( extrait du livre Du bon usage des crises  de Christiane Singer)



Leçon de détermination altruiste

Mon vieil ami et maître zen, Richard Baker Roshi, me téléphone ce matin à neuf heures de Fribourg! Gratitude infinie!
Il me dit: "If you die, the most important is to die intentionnally; for Zen it's the most important ; dont be pressed into it, but do it intentionnally". Ne pas subir au dernier moment mais choisir ! Merci Richard.
"Mais ne meurs pas encore me dit-il, Marie louise a rêvé de toi comme d'un centre de l'univers ; nous t'aimons. I close my arms around you".
Quel cadeau! Quelle génerosité de la vie! Quel grand jour!
 
Me vient soudain l'image de ce fameux marin corsaire irlandais Stortebecker qui fut fait prisonnier par l'armée anglaise avec tout son équipage, et condamnés à être décapités. Il demanda qu'on le laissât avancer, une fois décapité, aussi loin qu'il en serait capable entre ses marins alignés, et que tous ceux qu'il aurait dépassés fussent rendus à la liberté. Marché conclu dans un grand éclat de rire. Sa détermination était si forte qu'il s'élança, une fois que sa tête eût roulé, et serait allé jusqu'au bout de la rangée, si un officier anglais ne lui avait pas fait un croc-en-jambe.

Voilà la force qui m'animait ces derniers mois de la fin du printemps à la fin de l'été, je savais profondément atteinte la vie en moi. Mais je continuais d'avancer néanmoins sans relâche, dans cette même intention obstinée : " Un de plus, un de plus ! "  J'avais la grâce totale d'ouvrir les coeurs, de rendre les êtres à eux-mêmes. Un de plus! Un de plus!

( extrait du livre Derniers fragments d'un long voyage  de Christiane Singer )



Dieu a besoin de NOUS !

" Etiez vous croyante avant d'être malade ? " me demande avec une lueur dans l'oeil une jeune soeur que j'aime aussitôt.
Elle enchaîne :
" Je remarque souvent que les gens se mettent à croire aussi longtemps qu'ils sont en danger puis s'ébrouent aussitot aprés et ça m'énerve."
Je ris de bon coeur.
" Compréhensisble, soeur E !
Tiens, une histoire pour vous faire sourire:
Un homme d'affaires couvert de chaines d'or dans sa grosse voiture erre et vire autour d'un pâté de maisons. S'il rate ce RDV capital, il est ruiné ! " Mon dieu, implore t-il, offre moi une place où me garer et je quitte ma maitresse, je prends ma femme deux jours en vacances, je rends visite à ma mère..." Soudain une voiture devant lui amorce, tous feux allumés, une manoeuvre pour quitter sa place. L'homme radieux baisse en hâte la vitre et crie vers le ciel: "Merci Boss, j'ai réglé l'affaire, ne t'en occupe plus ! " 
Ca a certes une autre gueule d'aimer le ciel sans calcul ! Je vous l'accorde."
Elle prends le temps de s'asseoir.

" Et vous, répéte t-elle, étiez vous croyante "avant" ?

- J'étais enfant d'aprés guerre , et d'aussi longtemps que je me souvienne, je pensais que Dieu avait besoin de moi, de nous, de notre aide pour réparer ce monde si meurtri. C'est lui qui appelait fort dans un monde de sourds alors que le refrain dans la bouche des gens était : "Prroofite de la vie". On nous disait: "prroofite", la bouche pleine de cette première syllabe plus écoeurante qu'une ventrée de crème double. Et cette invite était si grasse qu'elle couvrait l'autre. C'était le conformisme de l'époque, sa norme, c'est à dire un fanatisme en miniature. Or n'a pour moi de valeur que ce qui nous vient sous la dictée du coeur. 
 
( extrait du livre Derniers fragments d'un long voyage  de Christiane Singer )




Pleurer l'absence  ET remercier pour la présence !

Une amie qui perdit dans un accident son mari et ses deux enfants racontait
que, aprés sept ans de désespoir et de lamentations, elle se réveilla un matin avec cette phrase : " Voilà sept ans que tu te plains de leur départ. Mais quand as-tu remercié pour les quatorze ans de leur présence? "

( extrait du livre Du bon usage des crises  de Christiane Singer )




Les épreuves nous carshérisent, nous révèlent !

Les crises dans la société où nous vivons, sont vraiment ce qu'on a encore trouvé de mieux, à défaut de maître, quand on n'en a pas à portée de la main, pour entrer dans l'autre dimension. Dans notre société, toute l'ambition, toute la concentration est de nous détourner de ce qui est important. Un système de fils barbelés, d'interdits pour ne pas avoir accés à notre profondeur.
C'est une immense conspiration, la plus gigantesque conspiration d'une civilisation contre l'âme, contre l'esprit. Dans une société où tout est barré, où les chemins ne sont pas indiqués pour entrer dans la profondeur, il n'y a que la crise pour pouvoir briser ces murs autour de nous. La crise qui sert en quelque sorte de bélier pour enfoncer les portes de ces forteresses où nous nous tenons murés, avec tout l'arsenal de notre personnalité, tout ce que nous croyons être.
Récemment sur une autoroute périphérique de Berlin où il y a toujours de terrribles embouteillages, un tagueur de génie avait inscrit sur un pont, la formule suivante (il y a en ce moment des jeunes gens extraordinaires sur terre, et des enfants qui apportent vraiment autre chose) : " Détrompe-toi, tu n'es pas dans un embouteillage, l'embouteillage c'est toi! "

Et, la vie n'a pas d'autre choix que de nous précipiter ensuite dans une initiation, cette fois sauvage, qui est faite non plus dans l'encadrement de ceux qui nous aiment, ou qui nous guident, de chamans, ou de prêtres ou d'initiés, mais dans la solitude d'un destin. Ces catastrophes qui ne sont là que pour nous éviter le pire! Il peut vraiment paraître trés cynique de parler ainsi. J'ai connu cette période où lorsqu'on entend une chose pareille, et que l'on est soi-même plongé dans un desespoir trés profond, ces propos paraissent d'un cynisme insupportable. Et pourtant, quand on a commencé à percevoir que la vie est un pélerinage, quand à une étape de ce pélerinage on regarde en arrière, on s'aperçoit vraiment que les femmes et les hommes qui nous ont le plus fait souffrir sur cette terre sont nos maîtres véritables, et que les souffrances, les désespoirs, les maladies, les deuils ont été vraiment nos soeurs et nos frères sur le chemin. Je sais que cela peut avoir une coloration insupportable, quand on est dans une phase de désespoir, mais c'est tellement fabuleux quand on s'arrête en cours de route , quand on regarde en arrière et qu'on dit: " Mais oui, c'est vrai " !

( extrait du livre Du bon usage des crises  de Christiane Singer )




Ne pas se fier à la 'mort' apparente...d'une relation !

Une promenade hier à travers le verger m'éclaire. C'est l'hiver et tous les arbres fruitiers sont plus semblables à de grands balais de bruyère, le manche fiché au sol, qu'à ce que nos yeux nomment un arbre. Celui qui céderait à la logique des sens , à l'impulsion d'un robuste réalisme constaterait que la vie a quitté ces arbres et donnerait l'ordre de les abattre. Il n'apprendrait jamais que les lois de la nature ont prévu quelque chose d'invraisemblable, de déraisonnable et d'inespéré, connu sous le nom de 'printemps' , et que ces arbres morts vont un jour proche se couvrir de bourgeons ,
de feuillles et de fleurs.

Personne ne m'ôtera de l'esprit qu'il en est ainsi des relations qui nous unissent et que nous scions à la base parce que nous les croyons mortes.
Cinq jours de patience, un mois ou vingt ans et nous aurions assisté à un prodige: la loi rigoureuse du 'meurs et renais'.

( extrait du livre  Eloges du mariage, de l'engagement et autres folies  de Christiane Singer )




Un certain "laisser agir" ! 

Un travail de nature spirituelle, prenons en bien conscience, ne saurait se concevoir que dans un contexte extra-temporel. Il ne s'agira donc pas de se fixer de délais.
L'apprentissage peut prendre deux ans, vingt ans, une vie ou plus, il faut savoir que cela ne revêt aucune importance car ce qui est acquis, même si ce n'est pas à un niveau conscient, demeure.
Admettre réellement cette idée, c'est faire fleurir un peu plus encore la sagesse en soi, c'est tout simplement briser une écorce intérieure, c'est aussi opérer un début de lâcher prise qui empêche notre vie de se transformer en course d'obstacles.
Sur le principe, chacun est évidemment d'accord, mais dans le quotidien, sachons nous l'avouer, il en est tout autrement. Ce que des annés de pratique nous enseigneront représentera toujours peu face à tout ce qui restera à découvrir.
Ce n'est pourtant pas une question de patience...non...il semble que ce soit plutôt un problème de volonté ou de persévérance. Notons bien qu'il ne s'agit pas non plus d'opiniâtreté, car il y a sous ce terme quelque chose qui ressemble à un raidissement de l'individu contraire à notre but.
En fait, la subitilité est là : il faut appprendre à "vouloir" de tout notre être, en éliminant ce qui fait intervenir notre petit égo. Il faut aussi nous décrisper et développer une force sereine, une certitude sacrée à la racine même de notre coeur. Nous voulons dire que cette forme de "vouloir" doit être assimilée à un "laisser-agir". Laisser agir l'énergie de Lumière nécessairement présente en nous, la laisser défricher les raideurs du mental.
Un "laisser-agir" cependant trés différent du "laisser-aller" !
En deux mots, il s'agit bien de nous transformer en "canal", en expulsant de notre démarche, tout idée de désir personnel.
Quelque chose au fond de chacun de nous peut voir, sait voir et "connait".
Que l'acceptation authentique de cette vérité soit donc notre guide...et nous aide à pratiquer sur nous un ardent travail d'épuration.
Sachons finalement brûler nos scories en permettant à notre coeur de s'exprimer comme il tente de le faire comprendre depuis toujours.

( extrait du livre Les robes de lumière de Anne et Daniel Meurois-Givaudan )




Être au bord de la mort ouvre les yeux de l'être !

Un jour, AAron me dit avec grande difficulté :
" Tu sais, il y a deux ans seulement, j'étais costaud, en parfaite santé. Mon corps était équilibré; en fait j'étais un athlète. J'avais l'habitude de courir huit kilomètres chaque jour. Je vivais de la danse et de la chanson.

Et aujourd'hui je ne suis même plus capable de tenir une guitare. Je parviens à peine à parler, alors à chanter...
Je ne peux pas me lever seul; et pour aller aux toilettes, c'est tout une affaire. Pourtant, de toute mon existence, je ne me suis jamais senti plus vivant! Car, au travers de cette ironie du destin, je constate que je ne suis pas que ce corps. Tandis qu'il s'affaiblit, je deviens plus fort d'une certaine façon. Aujourd'hui que je ne suis plus capable de faire tout ce que je faisais pour être quelqu'un dans la vie, je découvre combien tout cela était illusoire. En fait, je réalise que toute cette activité m'isolait du reste des êtres et des choses, de manière à rendre mon existence presque monotone, comme coupée de la vitalité des choses.

La vie des gens me semble d'une telle étrangeté: passer tant de temps à fortifier le corps, à se polir, à affûter une personnalité, et même à s'enorgueuillir de l'esprit de compétition et de la souffrance qui en résulte.
Personne n'a l'air de goûter à la vie avec légereté.
Pas plus que moi autrefois...

( extrait du livre Qui meurt? de Stephen Levine )




Dire le NON intérieur, à l'égo...en nous et en l'autre!

Carol a pris conscience que lorsque le YiKing recommandait l’action, il entendait l’action intérieure, et que, de manière générale, l’action intérieure consistait à dire le Non intérieur aux comportements empreints d’ego en soi ou en quelqu’un d’autre. C’était ce que le Yi King signifiait par « persévérer dans ce qui est correct ». Cette prise de conscience a permis à Carol de résoudre les contradictions qu’elle rencontrait fréquemment en consultant le Yi King, puisque celui-ci semblait conseiller l’acceptation et la passivité tout autant que l’action. Carol a compris que les comportements inacceptables auxquels il était nécessaire de dire le Non intérieur étaient ceux qui empiètent sur l’espace d’autrui, ou ceux qui sont insensibles, hypocrites, injustes et indifférents. Carol a également découvert que lorsqu’elle était ferme et constante en disant le Non intérieur à ce qui était incorrect, aucune action extérieure n’était nécessaire. Elle a alors compris que des problèmes relationnels apparaissaient précisément là où une telle ligne de conduite intérieure n’avait pas été clairement définie dans son propre esprit.


Carol a découvert le Non intérieur en se laissant guider par le Yi King, grâce auquel elle a pris conscience des limites que chaque personne doit poser au sein d’une relation amoureuse afin que celle-ci puisse durer. Ces limites sont liées à un autre principe récurrent du Yi King, selon lequel aucune relation amoureuse n’est possible si les partenaires ne respectent pas leur propre dignité. Carol a découvert le modèle de la relation amoureuse en étudiant avec le Sage. Afin d’aider le vrai soi – que ce soit le notre ou celui d’autrui – à se libérer de la domination de l’ego, le Non intérieur doit être dit à ce dernier uniquement. Le dire intérieurement présente l’avantage de ne pas éveiller de résistance de la part de l’ego, mais aussi d’éviter à l’autre de perdre la face.

( extrait du livre Yi King, l'oracle de la  voie du Cosmos de Hanna Moog et Carol Anthony )




L'essentiel, vécu juste avant de mourir !

Dans une lettre Marie M, me demande de lui apprendre encore à vivre plus profond :

Marie bien-aimée,

Je suis mal placée pour donner un enseignement quelconque sur les questions que tu me poses.
Ma vie est devenue simple. 
Je n'ai plus aucun concept, ni représentation. 
Je rencontre ceux qui me rencontrent avec une innocence de moineau. 
J'y gagne une légereté inconnue jusqu'alors.

Marie, quand je regarde ta vie, la tienne, elle est si courageuse, si belle, si limpide. 
Que pourrais-tu extorquer de toi qui soit mieux encore? 
Quelle inutile violence.
Emerveille-toi de ton courage quotidien qui est constant.

En ces temps, je vis pour ma part une expérience qui voilà quelques mois, m'eût paru impossible et destructrice : presque sans fonctions naturelles. 
Et pourtant je vis cela, sans y mettre d'énergie, sans m'y attarder. 
Je "coule" avec le flux de cette expérience, instant aprés instant souffle aprés souffle, jour aprés jour, le coeur paisible.

Ainsi ne s'agit-il que de vivre ce qui nous rencontre.
Je n'ai rien que tu n'aies pas, mais toi je te sais douée de tant de choses que je n'ai jamais même effleurées. 
Une force secrète coule en permanence. 
Rejoins-la. Il n'y a plus rien qui ne soit pas l'essentiel.
Quel mérite y aurait-il - et pour qui - à vivre alors dans la justesse? 

( extrait du livre Derniers fragments d'un long voyage  de Christiane Singer )




La majorité n'est pas gage de justesse, de vérité !

Il y a quelques semaines, un ami viennois de quatre-vingts ans, qui avait participé à la résistance en Autriche, me racontait que le jour où Hitler tenait au Heldenplatz son fameux discours, toute la ville déferlait vers cette place, et lui, seul, jeune homme, montait en sens inverse la Mariahieferstrasse, se rendant à une réunion de résistants.
Et il me racontait que, seul à remonter le courant de toute une foule, il se disait : " Mais tu ne peux pas avoir raison contre tous. Ce n'est pas possible.
Tu ne peux pas être seul à avoir raison."  Et, au fond de lui, une voix lui disait :
" Mais oui, tu peux ! "
 
( extrait du livre  Du bon usage des crises de Christiane Singer ) 




Pour soigner la Terre : se 'soigner' avant tout!

Nous ne sommes pas les seuls victimes de notre incapacité à aimer rééllement, c'est à dire simplement, sans arrière-pensée. 
Nous ne sommes pas non plus les seuls victimes de notre inconscience et de notre égoisme. 
La planète toute entière reçoit les coups répétés de nos insuffisances, la Terre est un être avec ses multiples corps, ses organes et ses plexus, un corps lentement empoisonné par l'égrégore des pensées humaines débridées.

Ne soyons donc pas étonnés si nous la sentons aujourd'hui malade.
Les catastrophes écologiques ne sont QUE la manifestation la plus tangible et peut-être finalement la moins grave de cet état de fait. 

A l'heure actuelle, nous ne pouvons  plus invoquer l'ignorance, tout au moins dans nos sociétés occidentales, où tant d'éléments d'informations et de réflexions sont à la portée de chacun.

Oserons nous dire que nous n'y pouvons rien parce que nous n'avons pas de pouvoir décisionnel? 
Ce serait une lâcheté de plus ou la preuve que nous n'avons pas encore compris que, nous aussi, nous avons contribué à empoisonner l'aura de la planète par la petitesse de nos pensées. 
Mais ces lignes ne veulent pas être porteuses d'un sinistre constat, celui d'un échec. 

Elles se veulent au contraire génératrices d'espoir car aucune ombre n'est trop épaisse pour ne pouvoir être gommée. 

Ainsi chacun peut-il et doit-il devenir médecin de la Terre elle-même...et cela nécessite ni diplôme ni connaissance. 
Nous hésitons à dire qu'il faut simplement de la bonne volonté car la bonne volonté se voit trop souvent associée à la bonne conscience, une bonne conscience un peu semblable à la quiétude de ceux qui "sauvent leur âme" à l'issue de chaque cérémonie dominicale.
Il ne s'agit pas de "cultiver la salut" mais de faire fleurir la pureté, d'aider la planète à se laver de nos incongruités.

Devenir des thérapeutes de la Terre c'est aussi une façon de sortir de l'adolescence.
Déployer l'amour, maitriser nos pensées, tout cela est évidemment facile à dire ou à écrire...la seule "bonne volonté" ne suffit pas. 
Il faut plutôt la Volonté simple et une véritable prise de conscience du "pourquoi des choses" 
Ce sera le point d'ancrage de l'action.
La purififaction de l'aura planétaire commence par une auto-discipline de chaque instant. 
Mais discipliner la sarabande de nos pensées, dompter notre façon d'être ne doit pas signifier agir en censeur vis à vis de nous-mêmes. 
La censure est toujours répressive, elle culpabilise, incruste la notion de faute dans l'être profond.
Il faut au contraire se décrisper l'âme et le corps. L'introspection ne doit pas se muer en auto-punition. 
Aujourd'hui, le "péché" est mort, il doit faire place à une attitude dynamique qui nous pousse à avoir le courage de nous regarder en face, sans honte, puis à agir, afin de restaurer ce qui, en nous, s'est lézardé. 
Cette action n'est pas à entreprendre inspirée par les notions de Bien et de Mal issues de nos civilisations.
Rien ne sert de dévlelopper le sens de la thérapie, de vouloir soigner la Terre, les autres et soi-même simplement parce que l'on estime que cela est bien. 

Il faut agir dans la compréhension de la direction de la Vie, de celle du Grand Souffle Universel qui se passe de nom parc qu'il se situe au delà des morales.
Cette prise de conscience et cette attitude intérieure sont assurément les premiers agents de guérison de la planète. 

Le thérapeute de la Terre sera donc en quête de son propre roc, derrière le masque de sa personnalité transitoire et des conventions sociales .

Laver l'aura planétaire demande cependant conjointement une action de groupe. Ce sera le deuxième agent de guérison. 
Quand on connait la force que peut déployer un seul individu par l'intermédiaire de ses émanations subtiles, on imagine aisément le mécanisme que peut enclencher la réunion de plusieurs hommes et femmes ayant une volonté commune.... 

( extrait du livre Les Robes de Lumière  de Anne et Daniel Meurois Givaudan ) 




N'en rajoutons pas en ressassant le négatif !

 - Dans le cas du colonel, quand vous présumez qu'il est habité par le mal, votre énergie de prière se répand et pénètre son énergie, renforçant ainsi ses tendances. Et il agit donc de la façon dont vous anticipez qu'il agira, avec colère et cruauté. Parce qu'il n'est pas branché sur une énergie divine intérieure, l'énergie de son égo est  faible et malléable. 
- Et que sommes-nous censés faire? protestai-je. Ne faut-il pas voir les choses telles qu'elles sont?
- Biensûr, mais, immédiatement aprés, nous devons déplacer nos attentes de ce qui est , à ce qui pourrait être.
Il est trés important que nous évitions de visualiser la méchanceté de ceux qui vivent dans la peur. Certes, nous devons faire preuve de réalisme et prendre des précautions, mais si nous ressassons leur conduite ou imaginons qu'ils nous veulent du mal, nous envoyons alors de l'énergie à leur paranoïa. Cela peut leur donner l'idée de faire effectivement ce que nous redoutons.
Il est donc essentiel de ne pas laisser nos esprits visualiser les choses mauvaises, qui pourraient éventuellement nous arriver, parce que, ainsi, nous envoyons une prière qui crée ce que nous craignons le plus. 
Je secouai la tête, car j'étais encore réfractaire à cette idée. 
Si Will disait vrai, chacun d'entre nous devait fournir un effort démesuré. Nous fallait-il surveiller constamment chacune de nos pensées? J'exprimai mes préoccuaptions.
- Biensûr ! s'exclama Wil presque en riant. Nous devons être attentifs de toute façon, afin de ne pas rater d'intuitions importantes.

( extrait du livre Le secret de Shambhala de James Redfield )




On ne se débarrasse pas d'un amour comme d'un jouet hors d'usage !

On ne se débarrasse pas d'un amour comme d'un jouet hors d'usage. 
A le tenter, on ne fait qu'éxacerber la souffrance de la perte, comme si l'on s'amputait soi-même.
Il faut procéder en douceur, de façon progressive, sans se faire violence.
Mettre en place de nouveaux automatismes pour éviter la rumination ou le rêve chimérique de réparation. Se lancer dans une activité pour désamorcer peu à peu le processus obsessionnel. 
Au début, c'est terriblement difficile mais on y parvient pas à pas, bien qu'on ait l'impression de vider la mer à la petite cuillère. 
Une heure, puis un jour, puis un mois, on parvient à arrêter le manège.
Il ne s'agit pas de tuer l'autre en soi, mais seulement de ne pas être possédé, tourmenté, obnubilé.
Afin de s'autoriser à vivre en son absence, à refuser de mourir à soi-même.

( extrait du livre "J'ai RDV avec moi"  d'Eliane Gauthier )



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A MEDITER . . . ou pas !  
 

" C'est notre esprit et lui seul,
qui nous enchaîne ou nous libère "
(DK Rinpoché)


" Ton seul libérateur, c'est toi ! "
(Wilhelm Reich)


" Notre RDV avec la vie se produit dans l'instant présent, qu'est ce qui nous empêche d'être heureux tout de suite? "
(Thich Nhat Hanh)


" Le monde d'aujourd'hui a créé des problèmes qui ne pourront pas être résolus, en pensant de la même façon que lorsqu'ils ont été créés "
(Albert Einstein)


" Le pessimisme m'ennuie à mourir, il croit si bêtement que ce qui a été, va se répéter "
(Christiane Singer)


" Vous ne savez pas à quel point vous ne savez pas ce que vous ne savez pas "
(Rabbi Nahman)


" Il semblerait que nous ne cherchions pas pour trouver, mais pour chercher, et celui qui cherche est celui qui doit disparaître "
(Ramana Maharshi)



 
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