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Accoucher autrement


                     
                    
           Accoucher autrement



                                       
 


Mon coup de gueule

 Y en a marre (de la plupart) des hôpitaux / maternités...

. où on perd du lien et du sens,
. où presque tout est médicalisé, instrumentalisé,
. où on ne fait pas confiance au lien mère /enfant et à l'instinct,
. où on croit que la technique est plus importante que ce dernier,
. où on cultive la peur, le " perfectionnisme médicalisé ",
. où on ne respecte pas les rythmes naturels de la mère, des phases de l'accouchement et de l'enfant...
. où on empêche la femme-maman d'accéder à son plein "pouvoir", le plus beau qui existe, en faisant trop à sa place, en ne l'écoutant pas.

La France est à mon sens largement en retard à ce niveau.

 

Mes coups de coeur

Le témoignage d'une femme qui a accouché à domicile, ainsi que des extraits d'un livre du Dr Michel Odent :


TEMOIGNAGE D'UNE NAISSANCE A DOMICILE :
(trouvé sur le net)

" Pour cet enfant, la plus belle préparation à l'accouchement que j'ai faite, ça a été de lire les témoignages sur le site périnatalité. Et j'ai eu l'accouchement dont je n'osais rêver ! Alors, témoigner à mon tour, c'est presque un acte militant, parce que c'est possible de retrouver cet immense pouvoir de femme…

Depuis que je suis gamine, j'ai un sentiment étrange dans ce monde médicalisé : celui de penser que mon corps est fait pour faire des enfants, entre autres. Qu'il sait le faire, sans rien ni personne pour aider. Moi qui passe ma vie accroupie, je connais cette position, je sais que c'est celle là qui me donnera mes enfants…

Il m'en a fallu du temps pour mettre en phase mes actes et mes pensées ! Deux accouchements à l'hôpital, sanglée, perfusée, accrochée au monitoring, soumise aux sadismes d'une élève sage femme la première fois, rasée, couchée tout le temps, interdiction absolue de se lever, de s'asseoir... Oh mon corps, trop de douleurs, j'ai craqué ces deux fois là pour une péridurale, j'en ai pleuré de ne pas me sentir assez forte pour accoucher sans anesthésie. Deux belles épisiotomies, j'avais 23 et 25 ans et pendant encore 10 ans, les larmes venaient en parlant de mes accouchements. Tout faux. Mon pauvre corps, mon âme…

J'en ai voulu à mon mari de ne pas me défendre, je m'en suis voulue de ne pas oser me rebeller… Ce qui est vicieux, c'est que la douleur est si profonde qu'on l'enterre bien loin. L'humiliation est réelle, et s'ancre au fond de la peau, peut être dans un coin du sexe… " Tout s'est bien passé, personne n'est mort, pas de forceps, pas de césarienne, de beaux bébés… " Juste un manque de confiance en soi, un peu diffus, qui traîne… C'était fini, plus d'enfant, j'ai vieilli un peu.

Et puis, une autre vie, l'envie d'enfant reprend. Mais cette fois, je ne me ferais pas avoir ! Je m'inscris dans la clinique à la " bonne " réputation, celle où on peut accoucher dans sa position préférée, voire dans l'eau, le personnel est présenté comme militant, respectueux de la femme, il faut juste s'y inscrire une seconde après la fin du rapport fécondant (ou presque)… Troisième accouchement, super je suis accroupie… mais sur une table, la lumière est très forte, la sage femme me regarde droit entre les jambes, une puéricultrice à côté aussi, des conseils sur la respiration, sur la position… Je hurle des insanités, j'ai mal, je finis couchée (conseil de la sage femme) et hop, une épisiotomie, ça bloquait contre le périnée... Bon.

Je suis heureuse quand même, je n'ai pas demandé de péridurale… Mais j'ai eu mal ! Et puis, avec le recul, j'ai pris conscience de tout ce que je ne voudrais plus jamais. Plus d'ordres, ni même de conseils, plus de regards, plus de gestes, et à moins d'un réel problème, plus jamais d'intervention médicale. Je retrouve un peu de fierté avec cet accouchement, mais… je suis à mille lieues de mon instinct…

Quatrième enfant. J'ai compris, je me suis renseignée, et je peux le dire, c'est le côté moderne, vive Internet ! J'ai tout trouvé. Les infos, les sages femmes, je deviens incollable ! Celui-là, donc, il naîtra à la maison. Je passe un peu sur les détails, la sage femme a rassuré mon homme (j'aurais bien aimé qu'il me fasse confiance direct, mais le poids de notre culture…), et plus les heures passées devant l'ordinateur s'accumulent, plus j'ai envie d'accoucher seule. La confiance grandit entre moi et mon corps. Un petit incident, une pollution dans cette grossesse, la clinique où j'ai accouché du troisième me fout un coup de panique, le petit est en siège.

L'obstétricien le plus cool jamais rencontré (si si) me menace de césarienne, et en tout cas pas de naissance à domicile. Sur ce (ou avant ?), toute ma famille ou presque me fait part de son angoisse. J'ai un petit instant de faiblesse, d'agacement, de je ne sais quoi… Et puis, c'est ma manière de fonctionner, plus je sens de résistances, plus je fonce ! Je cherche des témoignages de naissances à domicile avec siège, je ne trouve pas, tant pis. Je décide que si la sage femme ne me suis pas, j'accoucherais seule. Elle me suit, et surtout, m'explique ce qui peut arriver. Par exemple, si la poche des eaux se rompt, je peux me retrouver avec un petit pied dehors, mais trop tôt, je dois attendre, tranquillement, que le travail se fasse. Ca peut durer quelques heures… Petit pied bleu remuant entre les jambes… Je ne le savais pas, je le note là pour info, plus on en sait…

Une semaine plus tard, c'est l'heure, je fais mon nid dans l'obscurité, des vieux draps, des torchons, des peaux de moutons sur le lit et sur un ballon, je m'entoure comme ça, je suis inaccessible, presque invisible. Diego, mon petit de 18 mois m'apporte son doudou et repart jouer avec son père. Les grands passent par là, n'osent pas rester et partent au collège. Je ne dis rien, je ne peux pas, trop préoccupée…

Quand les contractions sont trop fortes, je renifle une peau de mouton, c'est bon cette odeur animale. Je bouge, je suis accroupie la plupart du temps, un sourire à Diego entre chaque soupir pour lui dire avec les yeux, c'est normal, tout va bien… Je sens quelque chose qui pousse sur mon périnée, quelque chose de rond : tiens, la tête ? Et paf, un petit pied sort en shootant dans la poche des eaux !

- " Oh, c'est un pied ! "
- " C'est pas grave ! me répond mon homme. "

Nous avons laissé un message à la sage femme, pas pressés, pas inquiets. Le père et son fils jouent tranquillement. Je commente : " Son pied tourne ". Je l'ai posé sur ma main, il bouge un peu, à peine, mon coeur bondit, je souris intérieurement : il est vivant ! Il va bien ! Cette image de petit pied, j'ai envie de la photographier, d'appeler les autres pour qu'ils voient ça, et puis, je ne fais rien, je regarde la jambe apparaître en tournant, je lui parle, à lui maintenant : " Passe moi ton autre jambe maintenant " et la deuxième jambe sort, atterrit dans ma main. Le poids du corps l'entraîne, je vois ses fesses, son dos jusqu'aux aisselles. " Passe moi ton bras (il le sort), l'autre (pareil), je sens la tête, ohlala "

Et effectivement, la tête passe doucement, je repense à ce que je sais, j'ai un peu mal alors je le " démoule ", je me relève au ralenti et je sens son visage sortir, menton, nez, ses oreilles, il est dans mes mains : il est né. Trop vite. J'en reprendrais bien pour une heure de bonheur !!!!

A aucun moment je n'ai poussé, j'ai aidé les contractions à faire leur travail, juste laisser la place, ouvrir pour accueillir ce bébé. La douleur ? Je ne dirais pas que je n'ai pas eu mal, mais tout était fort, l'émoi, la sensation, je ne veux pas parler de douleur... Demain je recommence, tout de suite même !

Je serre ce bébé, Diego me rejoint dans mon " nid ", touche un peu ce bébé blanc et humide, repart. Mon homme m'a donné une serviette chaude, nous nous enveloppons dedans. Je ne sais pas combien de temps j'ai mis avant de penser, tiens, mais c'est une fille ou un garçon ? Je passe la main, un gars ! Il me regarde, je vois son prénom, Victor, une victoire ! Et puis la sage femme arrive, essoufflée, un sourire jusque derrière les oreilles, ravie de m'avoir aidé à vivre ce que je voulais, seule, sans elle !

Cet enfant, je suis tombée en amour de lui. 
Il m'a faite telle que je me rêvais, telle que j'étais sans l'oser tout à fait. Je regrette qu'on ait coupé le cordon si vite, que la " délivrance " m'aie un peu trop préoccupée à un moment, et surtout, surtout, que mes grands enfants n'aient pas été là, dans un coin. Je voudrais recommencer, avoir tout juste cette fois, seule avec mes enfants, le père dans un coin, du chaud, du calme, de l'obscurité, toute la beauté et la douceur du monde pour une vie… mais la vie…

Natacha Bouvier, mars 2005. "


 

EXTRAITS DU BOUQUIN DU DR MICHEL ODENT

( Il ne parle donc pas de choses qui ne peuvent être vérifiées)


ACCOUCHEMENT

L'accouchement médicalisé a été tellement banalisé par la presse féminine que les femmes n'ont même plus idée qu'elles peuvent refuser toutes ces techniques qui les rendent totalement dépendantes des médecins et qui les dépossèdent du vrai vécu de leur accouchement.
Entrées à l'hôpital, elles se soumettent à toutes les directives qui leur sont imposées, pensant que plus l'accouchement sera contrôlé par une technologie ultramoderne, plus il aura de chance d'être réussi. Elles se livrent, corps et âmes, aux technocrates de l'accouchement qui, d'un bout à l'autre du travail, décideront de tout sans laisser au corps de la femme, ni au bébé lui-même, l'occasion de s'exprimer.
Elles se résignent à être des patientes allongées sur des lits d'hôpital, plutôt que des futures mères, en train d'accoucher activement.
Il serait temps que les femmes reprennent, elles-mêmes, les décisions concernant leur accouchement. Il serait souhaitable qu'elles reprennent le contrôle de leur corps et la responsabilité de leur bébé après la naissance. Pour cela, elles doivent être correctement informées sur la réalité des protocoles couramment employés dans les hôpitaux, sur leurs inconvénients et leurs effets secondaires, afin de choisir en conscience, l'accouchement qui leur convient le mieux.





1) LE MONITORING

Systématiquement posé dès l'arrivée à la maternité, cet appareil encombrant, qui oblige à rester allongée, enregistre les contractions utérines et le rythme cardiaque du bébé. Il est censé détecter d'éventuelles détresses foetales. Or, il s'avère que le taux croissant de césariennes est en corrélation avec l'usage croissant du monitoring. Une étude, réalisée en 1982, montre que dans 74% des cas, les tracés du monitoring indiquent une détresse foetale alors qu'il n'y en a pas. Croyant les bébés en danger, les médecins pratiquent des césariennes qui se révèlent inutiles.



2) LA PERFUSION

Elle entrave la liberté de mouvement et est particulièrement pénible au milieu d'une contraction. Mise en place pour le cas où..., elle facilite surtout l'administration de médicaments et antalgiques. Les bébés des femmes ayant reçu des médicaments pendant l'accouchement ont des difficultés de succion à la naissance.


3) LA PÉRIDURALE

Cette « merveilleuse » invention qui facilite la naissance reflète très bien la société dans laquelle nous vivons où tout fonctionne par le biais d'intermédiaires protecteurs : la télé, écran à la réalité ; la péridurale, écran à la force de la naissance ; le biberon, écran au désir de téter du bébé... Ce ne sont pas les médecins qui imposent la péridurale, mais bien les femmes qui la réclament, avec insistance, pour la dissociation du corps et du mental qu'elle entraîne et pour la libération vis-à-vis du biologique. (Les femmes s'ennuient et trouvent le temps long sous la péridurale, attachées qu'elles sont sur leur lit. Alors elles s'occupent à bouquiner pendant que leur corps s'occupe à accoucher). Cependant, la généralisation de la péridurale est la conséquence de l'accouchement en position lithotomique (allongée sur le dos, les jambes relevées) imposée aux femmes par le corps médical, parce qu'elle permet une meilleure visibilité ! Très inconfortable pour la parturiente, cette position multiplie au moins par dix les douleurs de l'accouchement. Contrairement à ce qui est dit couramment dans la presse, la péridurale ne rend pas l'accouchement plus rapide et facile. Elle est plutôt un facteur de complication.

D'après l' « American Journal of Obstetrics and Gynecology » qui a fait paraître une étude concernant des femmes ayant choisi d'accoucher sous péridurale :
la première phase du travail a duré en moyenne deux heures de plus ;
la deuxième phase a duré une heure de plus ;
plus de la moitié de ces femmes ont eu besoin d'oxytocine pour intensifier le travail ;
quatre fois plus de femmes ont eu des bébés se présentant mal ;
deux fois plus de femmes ont eu recours aux forceps et ventouse ;
un quart d'entre elles (25%) a accouché sous césarienne (comparé aux 2% pour le groupe qui avait choisi un accouchement sans médication !).


Si les risques liés à la péridurale ont diminué au fil du temps pour la mère (douleurs chroniques du dos notamment), on n'en connaît pas encore les conséquences et effets secondaires pour l'enfant. Les fabricants américains d'anesthésiques utilisés pour les péridurales, se contentent de signaler que leur action à long terme sur le foetus n'a pas été étudiée, pas plus que leur impact sur la vie ultérieure de l'enfant.
Pour ce qui est des effets immédiats, des études récentes ont montré de très nombreux effets négatifs sur les bébés dont les mères ont reçu des antalgiques : atteinte du système nerveux central, diminution des réactions sensori-motrices (qui peuvent affaiblir la création de liens avec l'enfant), perturbation de comportement alimentaire (la majorité des bébés souffrent de reflux gastrique), perturbation du réflexe de succion, abaissement du score aux tests de développement infantile, augmentation de l'irritabilité. Il a été institué que les femmes ont besoin de médicaments pour résister aux souffrances de l'accouchement, mais elles ont le droit de les accepter ou de les refuser. Durant le travail, il suffit de quelques mesures simples : marcher, changer de position et ne pas rester sur le dos ; pour diminuer le besoin de médicaments. Le soutien et les encouragements des proches et des « accompagnants » jouent également un très grand rôle. Les sages-femmes, outre leur compétence médicale, assurent un soutien psychologique important.


4) LE RASAGE DU PUBIS ET LES LAVEMENTS INTESTINAUX

Fréquemment pratiqués par les hôpitaux, ils ont pour but de créer un champ stérile afin d'éviter la contamination de ce qu'ils considèrent comme un « site chirurgical ». Cette pratique déshumanise et désexualise en fait la zone vaginale, coupant ainsi la femme de son périnée et des émotions qui y sont liées. A sa sortie du canal vaginal, le bébé est recouvert d'un film protecteur constitué par les bactéries du vagin maternel. Il est immunisé contre elles parce qu'il a vécu dans le même écosystème que sa mère pendant neuf mois.



5) LA RUPTURE DE LA POCHE DES EAUX

Pratiquée dans les hôpitaux à 3-4 cm de dilatation ou à 7-8 cm, ce geste médical fait partie du protocole (c'est-à-dire qu'une sage-femme qui ne l'aura pas exécuté ne sera pas couverte en cas de problème). Or, la poche des eaux est un « coussin » entre la tête du bébé et le col de l'utérus sur lequel elle s'appuie. Elle amortit et adoucit le travail. Une fois la poche percée, la tête du bébé est en contact direct avec le col et les contractions sont beaucoup plus douloureuses. Si on laisse la nature faire son travail, la poche des eaux se perce généralement d'elle-même au moment de l'expulsion. On a vu parfois naître des bébés encore enveloppés dans leur membrane.



6) LA POSITION LITHOTOMIQUE

Déjà évoquée précédemment pour les douleurs accrues qu'elle procure, cette position, imposée aux femmes par le corps médical depuis Louis XIV, n'a rien de naturel. En Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, les femmes accouchent en position accroupie. Cette position pousse naturellement le bébé vers le bas. Une étude, menée par le Pr. Moysès Paciornik, auprès des Indiennes des forêts du sud du Brésil, montre que l'incontinence urinaire d'effort, qui atteint près de 30% des jeunes femmes « civilisées » ayant eu des enfants, a une incidence de moins de 6% chez les Indiennes du Brésil. Cette discordance trouve sa cause première dans la manière d'accoucher : au moment de l'expulsion, le canal vaginal de l'accouchée s'ouvre quand elle est accroupie, se ferme lorsqu'elle est assise et se ferme encore davantage (environ 28%) si elle est couchée. De plus, la position couchée crée des situations organiques défavorables aux structures du canal vaginal qui est alors facilement atteint de déchirures, voire de rupture, ce qui affaiblit le plancher pelvien. La position accroupie protège les éléments du plancher pelvien des lésions d'allongement, de déchirements, de déboîtement et de rupture, garantissant ainsi la femme de l'incontinence urinaire d'effort. C'est de la postion couchée que découle toute la médicalisation de l'accouchement : péridurale, épisiotomie, forceps...


7) L'ÉPISIOTOMIE

Tout comme la rupture de la poche des eaux, l'épisiotomie fait partie du protocole. Or, contrairement à l'idée reçue, l'épisiotomie ne diminue pas le risque de complications périnéales. Au contraire, elle le majore. Une étude parue dans le Lancet (décembre 1994) montre que l'épisiotomie est systématique, elle concerne 83% des accouchées et on observe, post-partum, davantage de réparations chirurgicales, de douleurs périnéales et de complications de cicatrisation. Lorsque l'indication est réfléchie, 30% des parturientes la subissent. Les injections d'oxytocine, pour accélérer la dilatation du col, ne laissent pas aux tissus le temps de s'imprégner d'hormones et de se détendre correctement. Cette médication implique systématiquement le recours à l'épisiotomie. Pour que la mère échappe à la déchirure périnéale et à l'épisiotomie, il faut qu'elle soit en position verticale (accroupie, à quatre pattes) pour travailler avec la pesanteur et non contre elle. De cette manière, la tête du bébé étire lentement le périnée, sans provoquer de déchirure.


8) LE REMPLACEMENT DE LA SAGE-FEMME PAR UN MEDECIN OBSTÉTRICIEN

Celui-ci ne devrait intervenir qu'en cas de problème.
* les pays qui ont les plus faibles taux de mortalité maternelle et périnatale sont ceux qui ont les taux les plus élevés d'accouchements suivis par des sages-femmes (Pays-Bas, pays scandinaves, Japon).
* les pays qui ont les taux les plus élevés d'obstétriciens ont les taux les plus élevés de césariennes (USA 25%).
L'O.M.S conseille de faire appel à des sages-femmes pour le suivi de la grossesse, la naissance et les soins du nouveau-né. Les résultats sont alors meilleurs pour les mères et pour les bébés car les sages-femmes proposent une surveillance prénatale personnalisée. Elles respectent la naissance en tant que processus normal et encouragent à faire des choix éclairés. Elles offrent aux femmes désirant des accouchements normaux, naturels et doux, une surveillance compétente de la grossesse.


L'HÔPITAL EST-IL L'ENDROIT LE PLUS SÛR POUR ACCOUCHER ?

La sécurité est mesurée par la mort (mortalité) et la maladie (morbidité) durant le travail, l'expulsion et pendant les heures ou jours qui suivent. Une étude américaine portant sur 242 000 naissances à l'hôpital et 2 200 naissances à la maison montre un taux de mortalité infantile de 12‰ dans les hôpitaux, contre 4‰ dans les naissances à domicile planifiées (Centre américain de surveillance des maladies). Une autre étude menée par le Dr Lewis Mehl prouve que les complications et les interventions sont beaucoup plus fréquentes à l'hôpital qu'à la maison.
* Parmi les mères accouchant à la maison, 5% seulement reçoivent une médication contre 75% parmi les mères hospitalisées.
* Il y a 3 fois plus de césariennes à l'hôpital que dans les naissances planifiées à domicile puis transférées à l'hôpital.
* Le taux de détresses foetales, d'infections néonatales et de lésions dues à l'accouchement est plus élevé chez les bébés nés à l'hôpital.
* Le taux d'épisiotomies est 10 fois plus élevé chez les mères hospitalisées et elles souffrent 2 fois plus souvent de déchirures périnéales graves dues à l'utilisation des forceps et à la position lithotomique.
* L'O.M.S estime que les hôpitaux qui ont un taux de césariennes supérieur à 10% interviennent trop souvent dans le déroulement de l'accouchement.
Ces études, comme bien d'autres, soulignent qu'il faut réexaminer la croyance générale qui fait croire que l'hôpital est le lieu le plus sûr pour accoucher !



CHOISIR SON ACCOUCHEMENT

La description de tout l'arsenal technologique lié à l'accouchement médicalisé montre bien qu'il est pris en charge à 100% par le corps médical : la femme sur sa table d'accouchement suit à la lettre les consignes qui lui sont données pour être « délivrée » de son bébé par un médecin qui accouche à sa place. Or, de plus en plus de femmes réclament que leur soit rendu cet instant qui n'appartient qu'à elles. Elles veulent rester actives pendant leur accouchement, elles veulent faire respecter leur choix de naissance, elle se sentent capables de mettre au monde elles-mêmes leurs bébés.
La résistance vient des obstétriciens : c'est une question de pouvoir, c'est une question de contrôle, c'est surtout une question d'argent. Un accouchement à l'hôpital coûte en moyenne 3 fois plus cher qu'un accouchement à la maison (comptez de 1 500 à 3 000 € pour un accouchement sous césarienne). A la maison, un accouchement coûte de 450 à 750 €. (La base de remboursement d'une naissance à la maison est de 140 € pour la Sécu !).
Il faut donc que les choses changent, que les femmes, et elles seules, soient décidées à les faire changer et qu'elles se prennent en charge. Alors seulement le système reconnaîtra que l'accouchement est un processus physiologique normal et non pas médical. Il admettra que faire appel à des sages-femmes est la meilleure solution pour les futures mères. Il donnera aux femmes les vrais choix de naissance : comment, où et avec qui accoucher.


LES INGRÉDIENTS D'UNE NAISSANCE DOUCE

1) LA CONFIANCE

Le conditionnement social précis, consistant à faire croire aux femmes qu'elles sont incapables d'accoucher normalement, doit être remplacé par l'idée que le corps de la femme sait accoucher et que son bébé sait naître. Car alors, elle retrouve la confiance. Elle a besoin d'être aimée par ceux qui l'entourent de façon à se sentir suffisamment à l'aise pour suivre son instinct. Si on lui fait confiance, elle se fait confiance. Elle fait confiance à son corps, à son partenaire, à son bébé et à l'événement dans son ensemble, en respectant son intuition. Elle ressent la puissance du processus de la naissance et ne lutte pas contre lui.


2) LA PRÉPARATION

D'après Michel Odent, une femme ne peut pas apprendre à accoucher, car l'accouchement est un processus involontaire qui met en jeu des structures anciennes, primitives, mammaliennes du cerveau. Les informations, qui préparent donc le mieux une future mère à une naissance douce, sont celles qui lui rendent sa foi en la capacité d'accoucher naturellement. Si elle est sûre d'elle, elle se laisse moins facilement détourner de ce qu'elle veut et de ce qu'elle sait être juste et bon pour elle et son bébé. Si elle est en paix avec son partenaire et avec sa famille, elle trouvera auprès d'eux réconfort et énergie et aura envie de les faire participer.


3) LA VISUALISATION

Visualiser consiste à voir un événement ou un but désiré comme s'il était réellement arrivé. Toute action est précédée d'une pensée. Si une femme enceinte a peur d'accoucher, il peut être intéressant pour elle de se visualiser en train de se détendre, de s'abandonner et de faire naître son bébé avec facilité. Il est très important qu'elle ait une image de la manière dont elle aimerait que son accouchement se déroule. On demanda à un groupe de 20 femmes qui avaient eu une césarienne si, avant le début du travail, elles s'étaient vues en train d'accoucher : étonnamment une seule répondit par l'affirmative. En visualisant un accouchement correspondant à ses désirs, la future mère l'intègre consciemment à son état psychocorporel et en fait une réalité consciemment décidée.


4) UN ENVIRONNEMENT RASSURANT

Lorsque la femme est dans un environnement confortable, rassurant, sans distraction (allées et venues de personnes étrangères dans la pièce, par exemple), elle passe plus facilement dans un état de conscience dominé par l'instinct dans lequel le travail se fait spontanément et où les sensations douloureuses sont nettement atténuées. Le cerveau sécrète alors des endorphines qui sont des analgésiques et tranquillisants naturels de l'organisme. Ces endorphines ont un effet sédatif sur la perception de la douleur. Plus le corps réagit à l'oxytocine naturelle qui fait contracter l'utérus, plus il y a d'endorphines libérées dans le système, ce qui diminue la douleur et crée un sentiment de bien-être. Si la femme est traitée de manière impersonnelle, dans l'environnement froid d'un hôpital, qu'on lui injecte des hormones synthétiques, des médicaments, elle répond par l'inhibition et la peur. Le corps se replie alors sur lui-même en bloquant la libération d'endorphine et en produisant de l'adrénaline qui fait ralentir le travail.
On sait aujourd'hui, que pour faciliter un accouchement, le rendre moins douloureux, plus court et donc moins dangereux, il faut un endroit familier et une parfaite intimité où la femme ne se sente ni observée ni contrôlée. Pour ce faire, il faut lui rendre les lieux familiers bien avant l'accouchement et quand elle n'accouche pas à la maison, il faut penser à de petites salles de naissance, meublées simplement mais sans matériel médical, en y créant une intimité. Dans un accouchement dit physiologique, c'est le cerveau ancien, lié à l'instinct, qui fonctionne et qui doit sécréter les hormones nécessaires aux contractions. A un certain stade du travail, la femme change d'état de conscience et donne l'impression de se couper du monde. Ce changement d'état de conscience est nécessaire à l'équilibre hormonal et ne doit pas être perturbé par une réactivation du néo-cortex et donc par une trop grande lumière.


5) LA LIBERTÉ DE MOUVEMENT

Si la femme est physiquement active durant le travail, son bébé est constamment en train de se repositionner dans l'utérus, de se réajuster, de descendre, ce qui le prépare à la naissance. En demandant à une femme de rester au lit et en réduisant sa liberté de mouvement, on augmente la nécessité d'intervenir. Les deux positions les plus souvent choisies dans le monde sont l'agenouillement et l'accroupissement. Les femmes qui s'accroupissent ou s'agenouillent pour l'expulsion sont celles qui restent actives et bougent durant le travail. En redressant la femme, on lui donne le contrôle de son corps. On la fait passer du statut de patiente sur laquelle on réalise un accouchement à celui de femme ayant le pouvoir d'accoucher. Lorsqu'elles ne sont pas gênées par des interventions médicales, les femmes savent instinctivement comment accoucher et elles le font à leur manière. Si on les laisse libres physiquement et émotionnellement, si elles ne sont pas obligées de prendre certaines positions, ni de se taire ou de se contrôler, si elles sont soutenues par un calme réconfort, par de la compréhension et de la tendresse, le travail progresse généralement facilement et spontanément.


6) LE SILENCE

Un élément important d'une naissance douce, pour la mère comme pour le bébé, est le silence. Dans une atmosphère calme et silencieuse, la femme ne se laisse pas distraire et reste centrée sur elle-même. Elle passe alternativement d'une concentration profonde durant les contractions à un état plus léger entre celles-ci. L'intimité et le silence accroissent sa résistance et sa capacité à se focaliser sur sa tâche qui est de mettre au monde son enfant. Le bavardage inutile du médecin ou de la sage-femme peut perturber le travail. Par ailleurs, un bébé qui naît dans un environnement silencieux n'est pas effrayé par l'intensité des sons et des voix.


7) LA LUMIÈRE TAMISÉE

On l'a vu précédemment, la pénombre crée une atmosphère relaxante et intime dans laquelle la femme, centrée sur son corps, accouche plus facilement. Une faible lumière (bougie, cheminée) est idéale aussi pour les yeux de l'enfant. Dans une salle de naissance sombre, le nouveau-né ouvre presque immédiatement les yeux, regarde sa mère et cet instant est inoubliable. Les bébés qui naissent dans une atmosphère paisible, crépusculaire, sont plus calmes et plus éveillés que les autres.



LE RÉFLEXE D'ÉJECTION DU FOETUS

Lorsqu'une femme accouche dans une parfaite intimité, on assiste au moment des dernières contractions précédant l'arrivée du bébé, à un réflexe d'éjection du foetus. Souvent, juste avant l'orage de la naissance, les femmes expriment une peur d'une façon plus ou moins directe (j'ai peur, je vais mourir ou qu'est-ce qui se passe ?). Si pendant cette brève phase de transition, il n'y a aucune interférence, si la femme peut exprimer sa peur librement, les fortes contractions d'éjection surgissent dans toute leur efficacité. C'est ce que Michel Odent appelle « la peur physiologique ». Lors de la dernière contraction, la future mère est souvent debout, penchée en avant, appuyée sur un meuble, suspendue à quelque chose ou à quatre pattes. Les déchirures sont très rares après un véritable réflexe d'éjection car les femmes trouvent des positions qui permettent une distension harmonieuse de la vulve.



LES SOINS DU NOUVEAU-NÉ

1) LE CORDON

Si on laisse le nouveau-né relié à son cordon tant qu'il bat, la transition avec la respiration pulmonaire est progressive et douce. Tout en continuant à recevoir l'oxygène du placenta par le cordon, il commence à respirer par ses poumons et les remplit progressivement en s'adaptant à son nouvel élément. Il faut normalement 15 à 20 minutes pour que la circulation sanguine dans le cordon diminue puis s'arrête. Durant l'intervalle séparant sa naissance de la section du cordon, le nouveau-né est posé sur le ventre de sa mère.


2) LES PREMIÈRES CARESSES

S'il est mis dans les bras de sa mère, le bébé bénéficie immédiatement de la relation peau à peau. La mère le masse et le caresse. Ce geste simple a le pouvoir de calmer et d'apaiser un nouveau-né. Cela est autant bénéfique à la mère qu'au bébé, car ce sont les contacts de peau à peau qui permettent des liens indestructibles.

 

3) LE BÉBÉ AU SEIN

 Lors d'une naissance douce, ne pas se précipiter pour mettre le bébé au sein. Dès les premiers instants, celui-ci tourne la tête, sa bouche se contracte et s'arrondit, sa langue entre et sort. La mère et le bébé coordonnent instinctivement leur action, le bébé trouve le sein et se met à téter. Michel Odent fait remarquer qu'il a pu observer des bébés nés à la maison, qui à l'âge de 3 heures ont déjà passé 2 heures à téter vigoureusement, des bébés qui gardent un contact peau à peau avec leur mère, jour et nuit, dans un lieu familier, des bébés qui, contrairement à cette idée généralement admise, ne perdent pas de poids dans les jours qui suivent leur naissance.

 

4) LE COUPLE MÈRE-BÉBÉ

La préoccupation majeure, lors d'une naissance douce doit être de ne pas perturber le couple mère-bébé et de ne pas avoir d'attitude agressive envers le nouveau-né. Dans les hôpitaux, on est généralement pressé de couper le cordon ; on aspire le bébé, même s'il crie énergiquement alors qu'il n'y a aucun inconvénient à le laisser crachoter des glaires pendant un jour ou deux. On évalue le « score d'Apgar », on lui met des gouttes dans les yeux, on le pèse, on recherche des malformations... puis on le sépare de sa mère pour qu'elle se repose. Toutes ces pratiques réduisent, de façon subtile, le contact mère-bébé. Après une naissance naturelle, la mère est éveillée et consciente, dynamisée par l'accouchement et désireuse de passer du temps avec son bébé, pour le toucher, le regarder, le nourrir, tandis que le bébé a besoin de la présence réconfortante de sa mère et de sa chaleur, de son contact, de sa voix, de son odeur. L'exaltation qu'éprouvent beaucoup de femmes après leur accouchement les aide à dépasser leur épuisement.

 

 

CONCLUSION

 

 

Nous avons essayé de montrer qu'une naissance naturelle n'est pas forcément douloureuse et insupportable, et que contrairement à une idée qui se répand de plus en plus actuellement, une femme peut accoucher sans péridurale, dans la ferveur et la joie. Ferveur de sentir son corps envahi par des forces qui la dépassent, ardeur de ce corps à se défendre efficacement et naturellement contre la douleur, joie immense d'être allée au bout de soi et d'en revenir avec cette merveille qu'est un bébé. Pour cela, il faut que les femmes retrouvent cette confiance en elles, qu'elles ont perdue, et cette certitude absolue qu'elles peuvent accoucher par leurs propres moyens. Qui la leur rendra ? Les sages-femmes bien sûr. En répondant à leurs questions, en répondant à leurs doutes, en accompagnant discrètement un processus physiologique normal et non pas en essayant de le maîtriser à tout prix. Car c'est la maîtrise technologique qui a fait oublier aux femmes que, pour donner naissance à leurs petits, elles ont besoin avant toute chose d'intimité, car l'intimité garantit la sécurité mais aussi permet d'exprimer librement ses sentiments et ses émotions. Dans un accouchement vivant, tout le corps peut être amené à s'exprimer dans des réalités comme crier ou déféquer qui choquent aujourd'hui notre société aseptisée. Il appartient aux femmes de reprendre le contrôle de leur accouchement. Si elles sont décidées à demander ce qu'elles veulent pour elles et leurs bébés, on ne pourra pas leur refuser. Il leur appartient aussi de se regrouper pour faire entendre leur voix, pour faire changer les pratiques obstétricales, pour faire changer la façon de diriger les accouchements et de mettre au monde les bébés. Car les données rassemblées prouvent que les naissances douces (et notamment les naissances à la maison) désirées par les parents sont de plus en plus sans danger. L'accouchement change la vie des femmes pour toujours. Il faut faire en sorte que ce changement aille dans un sens sain et positif pour elles et qu'il les conforte dans l'idée qu'elles sont faites pour avoir des bébés dans la dignité, le pouvoir et l'amour.

Réf : Michel Odent : Votre bébé est le plus beau des mammifères, Ed. Albin Michel.
Barbara HARPER : Choisir son accouchement, Ed. Vivez Soleil.
(extrait de Prenez en main votre santé Nouvelle édition augmentée, de Michel Dogna, Guy Trédaniel Editeur)





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